L' Argonaute

Coup de coeur

  • Communardes

    • Le 17/04/2016

    1871. Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste vingt ans arrivée à Paris depuis une semaine à peine, devient la présidente du premier mouvement officiellement féministe d’Europe : l’Union des femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés. Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! Sa beauté et sa verve, qui la distinguent des autres insurgées, d’origines plus populaires, suscitent l’intérêt des « hommes » jusqu’ici peu sensibles aux revendications des communardes. Ainsi, paradoxalement, l’une des premières grandes figures du combat pour le droit des femmes en France était... une aristocrate russe.

    Si vous ne deviez en lire qu'une ce mois ci, la voila. Il y peu de bande dessiné sur la commune de paris, le sujet n'est pas moins intéressant. 

    Ici, on retrouve le magnifique dessin de Anthony Jean accompagné d'un scénario de Wilfried Lupano (dont le talent n'est plus a prouver) pour nous raconter des histoires sur une période trop peu représenté. 

    Communardes, déjà 3 tomes, déjà culte.

  • Le confesseur sauvage

    • Le 17/04/2016

    "Le confesseur sauvage" de Foerster. 

    "Il suffit que je sois suffisament près d'un quidam pour qu'un de mes tentacules se pose comme un papillon sur son épaule. Alors, Sur le champ, il se met à se confesser ! ..."

    Une belle surprise pour moi, un dessin enfantin qui cache en faite de réel signification.
    L'histoire, un morceau de la lune s'écrase sur terre, sur une centrale nucléaire, s'ensuit des pluie radioactive et donc logiquement des mutations. Simple, efficace. 

    ''Le confesseur sauvage'' propose 5 petite histoire, a la fois drôle et sanglante parfois dans le style des ''tales of the crypt''. 

    Je la conseille vivement pour les fans d'histoires bizarres et/ou originales !

  • A Silent Voice

    • Le 17/04/2016

    "Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
    Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
    Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable.."

    Je ne suis pas un amateur de manga, et j'avoue avoir eu peur en lisant le synopsis de celui ci, parler de handicap et de discrimination n'est pas facile, et pourtant ce manga y arrive avec brio. Pas de cliché, pas de scène surjouée pour faire pleurer la ménagère; à la fois, touchant, drôle mais aussi cruel ce manga est très bon et j'attends la suite avec impatience, Au niveau du dessin, il y a moins bien et il y a mieux. C'est très simple mais agréable à regarder. 

    A ce jour l'une des rares œuvres à avoir réussi à m'émouvoir, et à ce titre je la recommande chaudement.

  • Undertaker

    • Le 17/04/2016

    "Jonas Crow ainsi dit-il s'appeler est un « undertaker », un croque-mort. A bord de son corbillard, il va là où on le demande. Il se rend à Anoki City, appelé par Cusco, le riche propriétaire de la mine d'or, qui lui demande de se charger de ses funérailles... prévues le lendemain ! Jonas Crow devra convoyer le corps de Cusco, qui, avant de se donner la mort, a avalé ses précieuses pépites d'or !"

    Un véritable plaisir, 55 pages de pur bonheur, sans temps mort !
    (temps mort, croque-mort, jeux de mots tout ça tout ça). 
    Des répliques assassines telles que : '' Même pour tout l'or du monde, tu n'enverras pas tes gosses crever comme des cons en creusant des trous à rats ; Saint Paul aux Californiens..." font de cet album, pour moi l'un des meilleurs que j'ai lu durant le mois de janvier (2015). Dorison ménage la découverte de ses personnages et place ses bons mots juste quand il faut dans une histoire des plus sympathiques. N'oublions pas les superbes couleurs de Caroline Delabie. Dire qu'il va falloir attendre des mois pour la suite!
    Je le conseille à tous !

  • Ulysse 1781

    • Le 17/04/2016

    ''En 1781, à Yorktown, la guerre d'indépendance américaine s'achève. Le capitaine Ulysse Mc Hendricks se prépare à rentrer chez lui avec son fils Mack et ses hommes. Mais lorsqu'il apprend que sa ville est envahie par une troupe anglaise et que sa femme Penn est retenue en otage, son retour est précipité. Une histoire librement inspirée de«L'odyssée».''

    À la lisière du western, de l'histoire et du fantastique, Dorison et Herenguel s'en donnent à cœur joie !

  • Les vieux fourneaux

    • Le 17/04/2016

    "Les Vieux Fourneaux" raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps.
    Les Vieux Fourneaux, à travers dʼincessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise.